Dans la convention collective nationale 51 de la FEHAP, la valeur du point est de 4,58 € depuis le 1er juillet 2022. Aucune augmentation de la valeur du point FEHAP n’a été signée depuis cette date.
Cet article donne le montant en vigueur en 2026, les dates des revalorisations connues, la procédure qui les rend applicables et leur effet sur un salaire brut.
Valeur du point FEHAP en 2026 : le montant en vigueur
Le point vaut 4,58 € en 2026, comme en 2025. Ce montant a été fixé par une recommandation patronale de la FEHAP datée du 23 novembre 2022, agréée par un arrêté du 21 décembre 2022 publié au Journal officiel du 24 décembre 2022.
La hausse s’applique avec effet rétroactif au 1er juillet 2022. Un salarié qui cherche une augmentation de la valeur du point FEHAP en 2025 ou en 2026 ne trouve donc pas de nouveau texte : le montant de 2022 reste la référence.
Concrètement, la valeur du point ne figure pas sur la fiche de paie : elle se déduit du coefficient et du salaire de base. Un salarié peut donc la retrouver en divisant son salaire de base brut par son coefficient de référence.
Les dernières augmentations de la valeur du point FEHAP, date par date
Deux revalorisations se retrouvent dans les sources consultées, auxquelles s’ajoute une proposition restée sans suite.
| Date | Événement | Texte |
|---|---|---|
| Juin 2017 | Réévaluation de la valeur du point | Avenant à la CC 51, agréé par arrêté du 4 juin 2017 (JO du 16 juin 2017) |
| 1er juillet 2022 | Point fixé à 4,58 € | Recommandation patronale du 23 novembre 2022, arrêté du 21 décembre 2022 |
| Novembre 2025 | Avenant syndical proposé : point à 7,30 € au 1er janvier 2026 | Non signé, refus de la FEHAP |

La FEHAP justifie son refus par l’absence de financement par l’État et l’Assurance maladie. Entre juillet 2022 et l’été 2026, le point n’a donc pas bougé.
Qui décide d’augmenter le point et comment la hausse s’applique
La valeur du point se négocie en commission paritaire (CPPNI) entre la FEHAP et les syndicats de salariés. Un avenant signé par les parties ouvre la voie à une hausse, comme en 2017.
Quand la négociation n’aboutit pas, l’employeur peut émettre une recommandation patronale, procédé retenu en 2022. Dans les deux cas, un agrément ministériel par arrêté rend la hausse applicable aux établissements concernés, ce qui explique l’effet rétroactif et les rappels de salaire.
Ce cadre est celui de la convention collective du 31 octobre 1951, dont la grille de rémunération repose sur cette valeur unique.
Calculer l’effet d’une hausse du point sur son salaire brut
Le salaire de base brut est égal au coefficient de référence multiplié par la valeur du point. Un infirmier diplômé d’État au coefficient 477 touche 477 x 4,58 €, soit environ 2 185 € brut par mois.
Plusieurs éléments s’ajoutent ou se corrigent à partir de ce montant :
- La prime d’ancienneté progresse de 1 % par année de services effectifs, dans la limite de 30 %. Après 10 ans, elle représente environ 218 € sur cet exemple.
- Quand le salaire de base passe sous le SMIC, une indemnité différentielle complète la rémunération jusqu’au SMIC.

Avec le point à 7,30 € proposé par les syndicats, le même coefficient donnerait 3 482 € brut : chaque centime de hausse du point pèse 4,77 € par mois au coefficient 477. Les revalorisations du SMIC, comme celles décrites dans les changements du 1er janvier 2025, resserrent l’écart avec les premiers coefficients et déclenchent l’indemnité différentielle.
Point FEHAP et point d’indice de la fonction publique
Le point FEHAP et le point d’indice des agents publics obéissent à des mécanismes distincts. Le second est relevé par l’État, alors que le premier dépend d’une négociation de branche et de son financement par les autorités de tarification.
Les agents publics ont connu plusieurs hausses ces dernières années, détaillées dans les hausses de traitement des agents publics. Pendant ce temps, le point de la CCN 51 est resté à 4,58 €, ce qui creuse l’écart avec la fonction publique hospitalière pour un même niveau de poste.
Ce que les salariés de la CCN 51 peuvent attendre pour la suite
Aucune revalorisation n’a été signée entre janvier et l’été 2026. Le blocage porte sur le financement : tant que l’État et l’Assurance maladie ne prévoient pas l’enveloppe, la FEHAP déclare ne pas pouvoir signer.
D’autres branches ont revalorisé leur grille, par exemple la grille salariale de l’hôtellerie-restauration, ce qui nourrit les revendications syndicales. Aucune date de reprise de la négociation n’est annoncée dans les sources consultées. Les salariés peuvent suivre les comptes rendus de la commission paritaire publiés par les syndicats pour connaître la prochaine séance.
Pour vérifier un bulletin de paie, la valeur à retenir reste 4,58 € tant qu’un nouvel arrêté d’agrément n’est pas publié au Journal officiel.

